Nos engagements

Vous souhaitez en savoir plus sur la marque Umòja , ses valeurs et sa démarche mais également ses limites ? C’est par ici !

Umòja est une marque qui valorise les savoir-faire textiles artisanaux traditionnels. Nous sommes partis du constat qu’il existe aujourd’hui un artisanat textile et pictural traditionnel africain, qui se meurt par manque de valorisation politique et sociale. Ces savoir-faire traditionnels riches et respectueux de l’environnement se perdent au profit de produits manufacturés polluants et leurs multiples contrefaçons qui envahissent les marchés. Les artisans peinent à vivre de cet art qui est en état de déliquescence avancée.

La création de la marque

Les chaussures Umòja contribuent ainsi à réanimer ces héritages culturels en donnant aux artisans l’accès à un nouveau marché qui est celui de la mode et leur permettre d’atteindre l’autosuffisance économique.

Le nom UmòjaUnité” en langue Swahili, est inspiré du nom d’un village au nord du Kenya composé uniquement de femmes. C’est un refuge pour les femmes qui ont connu des parcours traumatiques et violents cherchant à se libérer de la société toxique et injuste dont elles provenaient toutes. À Umoja, les femmes vivent du partage et de la solidarité. Toutes les maisons et tous les bâtiments, même une école, ont été construits à partir des ressources naturelles par toutes les femmes du village. Les hommes sont interdits d’y vivre pour protéger les femmes.

Nos engagements

Umòja est une aventure guidée par des convictions humaines et responsables. Nous croyons en un monde où le partage, la solidarité et l’altruisme guident toute relation humaine. Derrière nos chaussures se cachent des femmes et des  hommes réparties entre la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal, l’Ouganda et le Portugal. Des artisans souvent éclipsés par les projecteurs de cette grosse industrie qu’est la mode.

Notre volonté est par conséquent de faire découvrir au monde ces savoir-faire textiles ancestraux à travers la confection d’une sneaker. Ces textiles racontent des histoires, transmettent des émotions et s’inspirent des traditions de ces pays.  Certains tissus peuvent demander 1 à 3 mois de fabrication avec des techniques conservées depuis des générations.

Notre projet s’inscrit dans une logique de valorisation de ces patrimoines textiles et picturaux malheureusement méconnu, mais en outre le soutien de ces artisans (hommes/femmes) qui ont du mal à vivre de leur art.

Nos chaussures tendances, confortables et artistiques sont conçues dans le but de :

  • Revaloriser les savoir-faire traditionnels pour les rendre attractifs et maintenir l’emploi dans les coopératives d’artisans.
  • Identifier des matières végétales innovantes, biodégradables, comme alternatives dans l’industrie de la mode.
  • Impulser le changement en développant un modèle collectif inclusif, équitable, solidaire et culturel.
  • Favoriser le commerce équitable, le circuit direct pour permettre aux artisans d’atteindre l’autosuffisance économique.
  • Favoriser la transparence vis à vis de notre communauté, en assurant la traçabilité totale des matériaux utilisés.
  • Pérenniser la solidarité en reversant un pourcentage des ventes à des associations partenaires.

Nos limites environnementales

Umòja comporte beaucoup d’imperfections malgré une volonté de faire les choses en accord avec les hommes et la nature. Nous privilégions toujours l’utilisation des matériaux naturels et innovants non polluants dans la fabrication de nos chaussures. Malgré tous ces efforts, nous rencontrons aujourd’hui des barrières dans le sourcing de certains composants de nos chaussures :

  • Toutes nos semelles ne sont pas en caoutchouc.  La semelle du modèle Etoiles de Cap-Vert est composée de jute et de plastique. Les semelles des modèles Lépi, Biton et Singou sont en partie en caoutchouc naturelle. Nous ignorons aujourd’hui le pourcentage précis de caoutchouc naturel dans la fabrication de ces semelles.
  • Les modèles Yenenga et Caravela sont composés de plastique.  Nous sommes conscients aujourd’hui de l’impact de l’industrie plastique sur la planète et nous travaillons pour améliorer cette question. Pour avoir des semelles de qualité qui puissent durer dans le temps, il est impossible d’avoir aujourd’hui sur le marché de la chaussure des semelles 100% naturelles. Aucune marque n’en propose aujourd’hui à notre connaissance. Un processus de réflexion est déjà lancé sur la question épineuse des semelles. A l’horizon 2024, nous avons pour objectif d’utiliser nos propres semelles composées uniquement de matières naturelle et recyclée.
  • Nous n’avons pas pu sourcer en totalité les oeillets utilisées dans la confection de nos modèles. Le processus industriel est extrêmement opaque. Nous savons uniquement qui sont les fournisseurs sans connaître les producteurs.
  • Les lacets sont en coton conventionnel et teintés de manière synthétique.
  • Toutes nos doublures ne sont malheureusement pas en matière naturelle. Faute de coton bio en quantité suffisante nous avons dû revoir nos ambitions de départ à la baisse (produire uniquement avec des matières naturelles). Seules les modèles Singou et Etoiles de Cap-Vert sont en coton bio brut. Les doublures des modèles Lépi, Biton, Yenenga et Caravela sont malheureusement en synthétiques. Cependant, nous avons pris nos dispositions afin que toutes les doublures soient en coton bio sur tous les modèles au plus tard septembre 2020. Les doublures des modèles Lépi et Biton seront en coton bio dès avril 2019.
  • La question du transport est très fâcheuse. Nous allons éviter de sortir les chiffres du transport et de l’industrie de la mode tout en faisant des comparaisons sur lequel est le plus polluant… Vous pouvez facilement les retrouver sur la toile. L’on peut nous reprocher une production “non locale” et un mode de transport pour les tissus non “écologique”. Les tissus viennent aujourd’hui d’Afrique par avion et non par bateau. Pourquoi ? C’est simple. Pour une question de célérité. Nos tissus demandent en moyenne 4 à 5 semaines pour être produits là où d’autres tissus industriels demandent une journée en de plus grande quantité. Nous avons fait le choix de l’artisanat et d’une production raisonnée. Si l’on doit rajouter 2-3 semaines de transport maritime, sans compter les retards de production des ateliers de fabrication, nous n’arriverons pas à vivre de cette activité sauf si vous souhaitez précommander en avançant les frais et patienter plusieurs mois avant de recevoir vos produits… Malheureusement, nous n’avons ni les moyens financiers (petite entreprise oblige) ni les moyens humains pour nous le permettre. La réflexion est malgré tout en cours et le transport à la voile peut être LA solution dans les années à venir. Nous avons juste besoin de grandir pour atteindre cette perfection. L’idéal aurait aussi été d’avoir une production de nos chaussures sur le continent africain afin d’avoir un impact carbone réduit au niveau du transport. Nous le savons! Malheureusement, l’industrie de la chaussure est extrêmement complexe. Il nous est impossible pour l’heure d’envisager une production sur le continent africain. Avec le Portugal, l’on a une certaine traçabilité sur la majorité des matériaux comme les semelles, les lacets… Nous avons au moins la garantie de contrôler toute la chaîne de valeur sur le continent africain en vous donnant une garantie sur la provenance, la toxicité de certains matériaux et le respect des conditions de travail des personnes avec lesquelles nous sommes partenaires.  Nous reviendrons dans un prochain article sur la cercle complexe mode-transport-pollution-Afrique et les non-dits. Vous pourrez contribuer aux articles et mener avec nous des réflexions dans la partie blog.

Toutes ces limites nous laissent de la marge pour améliorer notre initiative et la rendre la plus vertueuse possible. Nous n’hésiterons pas à mettre en avant nos limites parce que c’est aussi ça la transparence. N’hésitez pas à nous en parler ou proposer des solutions pour que nous puissions nous améliorer et réduire notre impact carbone.