Notre histoire

Umòja, qui signifie « unité » en langue Swahili, est une marque de chaussure qui combine tradition, modernité et innovation tout en valorisant l’artisanat textile ouest africain dans le respect de son environnement.

Les prémices de l’aventure Umòja voient le jour en 2017. A l’époque, nous étions encore deux étudiants de l’Université de Brest, en quête de sens et de solutions face à nos modes de consommation. Nous constations déjà, avec beaucoup d’inquiétude, qu’ils étaient très (trop) largement influencés par les codes de notre société, au sein de laquelle le commerce mondialisé est roi.

Fort de ce constat peu réjouissant, nous nous sommes fixés un objectif : expérimenter un modèle économique alternatif qui puisse permettre à tous les acteurs de la chaine de production d’être rémunérés au juste prix, tout en respectant les enjeux écologiques et sociaux de notre temps et assurer une production respectueuse de notre environnement en tout point.

Sac sur le dos,  nous avons alors entrepris de partir à la rencontre de l’artisanat ouest africain : Burkina Faso, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali en profitant aussi pour passer par le Congo et l’Ouganda. Jamais nous n’aurions pu imaginer les richesses et la pluralité des savoirs faire artisanaux que nous allions découvrir. C’est au fil de notre voyage et des rencontres avec les artisans textiles, que nous avons identifié les richesses : sociale, économique, historique, traditionnelle, et vernaculaire de ces savoirs faire.

Très souvent sous-estimés, les savoirs faire artisanaux sont une opportunité de développement des politiques économiques locales, notamment car ils font appel à plusieurs corps de métier dans le processus de création. La confection d’un pagne tissé ou d’un tissu bogolan, par exemple, nécessite l’implication d’agriculteurs, de filateurs, de teinturiers et de tisserands.

Savoir-faire

Les modes de consommation changent significativement depuis une dizaine d’année, notamment en Europe et aux Etats Unis, ce qui pourrait être une vraie niche, pour le secteur de l’artisanat. La volonté des consommateurs de privilégier la qualité, en investissant dans des produits durables, éthiques, responsables, écologiques permet aujourd’hui à nos artisans de tirer leur épingle du jeu. En tout cas nous travaillons avec eux dans ce sens !

Aujourd’hui, la concurrence des produits manufacturés à faibles coûts est encore très forte localement et de manière internationale. Si beaucoup de pays d’Afrique de l’ouest sont producteurs de matières premières de qualité, ils ne disposent malheureusement pas (ou plus) d’industrie capable de les transformer localement.

C’est la raison pour laquelle nous confions la production de nos sneakers aux artisans portugais de la région de Porto. A l’heure actuelle, le Portugal se positionne comme expert d’un savoir-faire artisanal dans le secteur de la chaussure. Transmis de génération en génération, les techniques traditionnelles ont  su suivre la tendance.

En s’associant à nos partenaires portugais, nous sommes en mesure de vous assurer une transparence totale sur la production de nos sneakers. De plus, nous continuons à faire perdurer des savoirs faire séculaires en faisant conjuguer tradition et modernité.

Conscients des problématiques et des enjeux de notre temps, nous voulons revoir les codes de notre société mondialisée en replaçant l’humain et son environnement au centre de l’équation (de la production).

En outre, nous œuvrons pour un monde plus « slow » !

Nos valeurs

Nous sommes persuadés que les savoirs faire artisanaux sont à valoriser dans le cadre des changements de nos modes de consommation. Nos convictions nous amènent à penser que le commerce international peut s’organiser autour de valeurs humaines et écologiques, sans perdre en qualité de produit. Pour cela, nous expérimentons au quotidien, pour nous rapprocher toujours plus de notre idéal de consommation.

La production de nos sneakers étant dépendante de la production artisanale du textile dont elle est constituée, nous ne pouvons que produire de manière raisonnable en termes de quantité. Et c’est bien notre but ! Vous proposer des articles uniques, transparents, riche en histoire et en expertise.

Transparence

Une de nos priorités, c’est d’apporter une sécurité financière à tous nos partenaires intervenant sur la chaine de production de nos sneakers. Pour cela nous passons commandes auprès de nos artisans partenaires deux fois par an. Ce rythme imposé, permet un travail de recherche et d’expérimentation pour chaque nouvelle phase de production et de consolider ou faire évoluer le modèle économique appliqué. Parallèlement à cela, nous travaillons quotidiennement à garantir la traçabilité et la transparence sur l’ensemble de notre chaîne de production.

Nous veillons à n’utiliser aucun produit d’origine animale car il est important pour nous de prouver qu’une industrie textile vegan est possible,  sans pour autant altérer la qualité et la durabilité de nos  produits. UMOJA, c’est aussi un laboratoire d’expérimentation au sein duquel nous travaillons à identifier des matières végétales innovantes, biodégradables qui seraient des alternatives durables.

Toutes nos teintures sont créées à partir de pigments végétaux et/ou minéraux sans aucun ajout d’additifs de produits issus de la chimie de synthèse et ne contiennent aucuns minéraux lourds.

A notre échelle, nous dessinons les prémices d’un rempart contre la surproduction et la surconsommation. Nous espérons pourvoir étendre ce rempart le plus loin possible par le biais de notre communauté J : VOUS

Réalités du terrain

Une des principales difficultés à laquelle nous faisons face sur le terrain, c’est la variabilité du prix au kilo de la matière première de nos textiles : le coton biologique.

Au Burkina Faso et au Mali les plantations de coton ne produisent qu’« en saison » et les  rendements évoluent d’une saison à l’autre. Umoja, met un point d’honneur à travailler uniquement avec des agriculteurs certifiés par le label Ecocert. Pour leur assurer un salaire constant indépendant des fluctuations du cours du marché, nous avons décidé de faire fi des prix fixés par le marché mondial du coton, préférant prioriser les réalités locales. Nous payons le prix demandé.

Nous travaillons toujours directement sur place avec nos intermédiaires pour nous assurer de l’origine des matériaux utilisés et veiller à ce que les conditions de travail de tous soient en adéquation avec les valeurs défendues par la marque. C’est aussi pour nous un moyen de garder un regard sur l’évolution du secteur local, les matériaux, les techniques de production, tout en continuant à alimenter nos idées et expérimentations.

Grâce à cette présence locale, nous avons conscience de nouveaux enjeux :

  • La nécessité d’une organisation du travail du secteur artisanal pour son développement économique
  • L’importance de l’innovation : matériaux, design, production
  • L’importance de la transmission et de la formation auprès des jeunes générations

Umòja, c’est plus qu’une marque ! C’est avant tout une démarche inclusive résolument tournée vers l’avenir.

à QUAND UNE SNEAKERS 100% VEGETALE ?

C’est un objectif que nous comptons atteindre dans les prochaines années, aujourd’hui malheureusement ce n’est pas le cas. La chaussure étant un produit complexe, elle nécessite un grand nombre de matériaux dans le processus de confection (tige, doublure, lacets, renfort textile, œillets, semelle intérieure/extérieure, mousse de renfort, empiècement antichoc, colle, fils de couture). Nous restons convaincus qu’une chaussure 100% traçable et transparente est possible avec de la volonté et du temps. Nous en faisons notre cheval de bataille.

Nous rencontrons encore quelques difficultés dans le sourcing de certains composants. L’industrie mondiale de la chaussure reste très opaque et la totale transparence s’avère très compliquée. Ce pendant nous vous assurons que nous privilégions toujours l’utilisation de matériaux naturels, innovants conçus avec le moins d’impact carbone possible.

Nos prochains défis et terrains de recherche :

La prochaine étape serait d’utiliser nos propres lacets à partir de coton bio et teinture naturelle ou trouver un producteur qui travaille en respectant notre cahier de charge.

Nous travaillons à réparer cette anomalie au plus tard fin 2020. Au-delà de réparer cette anomalie nous souhaitons limiter l’utilisation des colles ou trouver des alternatives végétales. Le marché de la chaussure n’en propose aujourd’hui aucune qui réponde à des critères humains et environnementaux. La partie R&D de notre entreprise travaille aussi sur la recherche d’alternatives plus responsables.

Dès septembre 2020, les semelles extérieures seront partiellement en plastique recyclé en attendant de trouver une alternative plus responsable et durable. Nous avons déjà identifié une alternative en lait d’hévéa. Des tests sont en cours avant de les intégrer dans nos prochaines collections.

Dès septembre 2020, les semelles extérieures seront partiellement en plastique recyclé en attendant de trouver une alternative plus responsable et durable. Nous avons déjà identifié une alternative en lait d’hévéa. Des tests sont en cours avant de les intégrer dans nos prochaines collections.

Dès le début nous avons privilégié du coton biologique. Ce coton en provenance du Mali, du Burkina Faso et du Sénégal ne disposait pas de certification jusqu’à décembre 2019. Dorénavant le coton que nous utilisons est certifié Ecocert. Ce coton ne subit aucun traitement industriel d’ennoblissement. Il est utilisé brut.

Nous souhaitons repenser le cycle de vie d’une chaussure de sa conception jusqu’à sa fin de vie. Le produit le plus responsable serait celui dont la fin de vie aurait le moins d’impact environnemental.

Aujourd’hui, nous n’avons pas de solution. En fin de vie, la majorité des chaussures termine en décharge ou enfoui sous terre. De petites filières de revalorisation de chaussures usagées commencent à voir le jour mais la difficulté du recyclage des chaussures réside dans la multitude de matériaux utilisés. La séparation de ces matériaux s’avère fastidieuse.

Par ailleurs, une quantité importante de chaussures est nécessaire pour mettre en place une filière de revalorisation de chaussures. Ce que nous n’avons pas encore la capacité de faire. Nous ne pouvons pour l’heure récupérer vos chaussures usagées. Nous conseillons de les utiliser principalement pour un usage de ville et d’en prendre soin afin de les faire durer le plus longtemps possible en attendant de trouver une solution qui ferait le plus de bien à la planète et à vos placards.

Avec des organismes comme la BPI et l’ADEME, nous avons entamé depuis le début de l’année 2020 une grande réflexion pour trouver une solution qui ne serait pas uniquement une opération de communication mais répondrait réellement aux réponses à la problématique actuelle.

Utiliser les parties non occupées des compagnies aériennes et continuer à regarder l’emergence du transport à la voile qui serait l’alternative la plus écologique.

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